Partir, explorer, raconter : ces trois verbes résument autant une manière de voyager qu’une manière d’écrire. Louise Tremblay a parcouru des chemins qui mènent loin — du Kilimandjaro au camp de base de l’Everest, des Annapurna à Machu Picchu, de l’Islande aux îles britanniques. Ces voyages de randonnée, faits d’ascensions, de lenteur et d’émerveillement, ont façonné son regard : attentif, patient, ancré dans le réel et ouvert à l’inattendu.
Après plus de trente ans à façonner les chiffres et à accompagner des organisations avec rigueur, elle choisit désormais les mots comme matière première. Elle a d’abord exploré la fiction et la chronique, avant de se tourner vers des récits qui célèbrent la mémoire, les traces laissées et celles qu’on ravive.
Elle présentera bientôt deux projets très différents. Le premier est le récit hors du commun d’une infirmière née en 1903 : une fresque où se mêlent courage, mémoire familiale et quête d’archives, révélant la trace lumineuse laissée par une femme qui a traversé son siècle. Plus tard viendra une satire sociale débridée, miroir déformant des années de pandémie, clin d’œil mordant à l’actualité et à ceux qui la racontent.
Son écriture, à la fois sensible et lucide, s’attache à révéler ce qui demeure sous la surface : les gestes minuscules, les silences éloquents, les héritages qui nous façonnent. Elle observe le monde avec une bienveillance exigeante, cherchant toujours la nuance, la profondeur et cette part d’humanité qui relie les histoires entre elles. Son style, souvent sobre, peut aussi se faire plus amusant et rebondissant, comme on peut le découvrir dans ses blogues où elle raconte, avec un humour tendre et un brin d’ironie, ses démêlés avec son Hamster.
À travers ses livres, elle poursuit un même élan : comprendre, transmettre, éclairer. Chaque projet devient une manière d’habiter le passé pour mieux éclairer le présent.
Je vous invite à parcourir ce site comme on feuillette un carnet de création : un espace où les livres prennent forme, où les projets se dévoilent, et où les chemins — littéraires ou réels — continuent de se rencontrer.



